Le passage à la nouvelle année constitue un moment privilégié pour faire le point sur sa situation financière et définir ses priorités. En ce début 2026, dans un contexte marqué par l’évolution des dispositifs fiscaux, la transformation du marché immobilier breton et les incertitudes économiques, prendre des résolutions patrimoniales adaptées s’avère particulièrement pertinent. À Rennes, métropole dynamique où le patrimoine immobilier demeure central mais où les enjeux d’épargne et de transmission se complexifient, organiser son patrimoine en début d’année permet d’aborder sereinement les douze mois à venir.
Cet article présente cinq axes patrimoniaux prioritaires pour aborder l’année 2026 avec méthode, en tenant compte des évolutions réglementaires et des spécificités du marché rennais, dans une logique de construction patrimoniale durable.
Résolution n°1 : Réaliser un bilan patrimonial complet
Pourquoi commencer par un état des lieux ?
La première étape d’une démarche patrimoniale cohérente consiste à dresser un inventaire précis de votre situation. Ce bilan patrimonial recense l’ensemble de vos actifs (immobilier, placements financiers, liquidités, biens professionnels) et de vos passifs (crédits en cours, dettes diverses). Il intègre également votre situation familiale, professionnelle et vos objectifs à court, moyen et long terme.
À Rennes, où le patrimoine immobilier représente souvent une part importante des actifs des ménages, ce bilan permet de mesurer le poids réel de la pierre dans votre allocation globale.
Le diagnostic comme point de départ
Le bilan patrimonial est la première étape. Il ne s’agit pas seulement de faire la liste de vos biens, mais de comprendre votre situation dans son ensemble. Quels sont vos objectifs (acquisition résidentielle, préparation de la retraite, financement des études des enfants, transmission) ? Quels risques pèsent sur votre patrimoine (décès, invalidité, dépendance) ? Cette analyse globale permet d’identifier les zones de fragilité et les opportunités d’optimisation.
Résolution n°2 : Optimiser sa fiscalité sans précipitation
La fiscalité patrimoniale en 2026
Le cadre fiscal français évolue régulièrement, et 2026 ne fait pas exception. Flat tax sur les revenus du capital, barème progressif de l’impôt sur le revenu, IFI pour les patrimoines immobiliers nets supérieurs à 1,3 million d’euros : autant de paramètres qui influencent directement la rentabilité nette de vos placements. À Rennes, où la valorisation immobilière a connu des cycles marqués ces dernières années, certains ménages peuvent se retrouver assujettis à l’IFI sans nécessairement disposer de liquidités importantes.
Les leviers d’optimisation classiques
Plusieurs dispositifs permettent d’alléger la pression fiscale dans le respect des règles en vigueur. Les versements sur un Plan d’Épargne Retraite (PER) offrent une déduction du revenu imposable, particulièrement intéressante pour les tranches marginales d’imposition élevées. Les dons aux associations reconnues d’utilité publique ouvrent droit à une réduction d’impôt de 66 % du montant versé, dans la limite de 20 % du revenu imposable. Pour les contribuables rennais engagés localement, cette option combine impact social et optimisation fiscale.
La prudence avant l’optimisation
L’optimisation fiscale ne doit jamais constituer l’unique moteur d’une décision patrimoniale. Un placement défiscalisant peu performant peut générer une perte nette malgré l’avantage fiscal. L’équilibre entre rentabilité économique, liquidité et avantage fiscal doit guider chaque arbitrage.
Résolution n°3 : Diversifier son épargne au-delà de l’immobilier
Le poids de l’immobilier dans le patrimoine rennais
À Rennes et dans sa métropole, l’immobilier occupe une place prépondérante dans le patrimoine des ménages. Résidence principale, investissement locatif ou terrain : la pierre rassure et structure l’épargne de long terme. Toutefois, cette concentration génère des risques spécifiques : illiquidité en cas de besoin urgent de trésorerie, exposition aux cycles du marché local, fiscalité lourde en cas de transmission.
Les alternatives d’épargne financière
Diversifier son patrimoine ne signifie pas abandonner l’immobilier, mais rééquilibrer l’allocation globale. L’assurance-vie demeure un outil central, offrant souplesse de gestion, fiscalité attractive après huit ans de détention et transmission optimisée. Les contrats multisupports permettent d’ajuster le niveau de risque selon les objectifs et l’horizon de placement.
Le Plan d’Épargne en Actions (PEA) constitue une enveloppe fiscale avantageuse pour investir en actions européennes, avec une exonération d’impôt sur les plus-values après cinq ans (hors prélèvements sociaux). Pour les profils plus prudents, les livrets réglementés (Livret A, LDDS) et les fonds euros en assurance-vie offrent sécurité et disponibilité, même si les rendements demeurent modestes.
L’équilibre entre sécurité et performance
La diversification ne se décrète pas de manière uniforme. Elle dépend de votre âge, de votre situation professionnelle, de votre capacité d’épargne et de votre tolérance au risque. Un actif proche de la retraite privilégiera la sécurisation de son capital, tandis qu’un jeune ménage peut accepter une part plus importante de placements dynamiques.
Résolution n°4 : Anticiper sa retraite dès maintenant
La retraite, un enjeu de long terme
Le système de retraite français repose sur la répartition, avec des régimes complémentaires dont les équilibres financiers suscitent des interrogations récurrentes. Pour les actifs rennais, qu’ils soient salariés, fonctionnaires ou indépendants, anticiper la baisse de revenus au moment du départ à la retraite constitue une priorité patrimoniale.
Les solutions d’épargne retraite
Le Plan d’Épargne Retraite (PER), généralisé depuis 2019, centralise l’épargne retraite avec une double logique : déduction fiscale des versements volontaires à l’entrée, et imposition des rentes ou capitaux à la sortie. Cette enveloppe offre une grande souplesse (déblocage anticipé pour achat de résidence principale, possibilité de sortie en capital ou en rente) et s’adapte aux différentes phases de la vie professionnelle.
Pour les travailleurs indépendants et professions libérales bien représentés à Rennes, la loi Madelin permet de déduire les cotisations versées sur des contrats retraite et prévoyance, dans certaines limites. Ces dispositifs nécessitent une régularité dans les versements et une vision de long terme.
Commencer tôt pour bénéficier du temps
L’anticipation retraite repose sur un principe simple : plus on commence tôt, moins l’effort d’épargne mensuel est important. Un versement régulier de 200 euros par mois pendant trente ans génère un capital bien supérieur à des versements intensifs sur les dix dernières années, grâce à l’effet des intérêts composés.
Résolution n°5 : Organiser la transmission de son patrimoine
Transmission : un sujet souvent négligé
La transmission patrimoniale demeure un impensé pour de nombreux ménages, perçue comme lointaine ou taboue. Pourtant, organiser la transmission de son vivant permet d’optimiser la fiscalité, de préserver l’équilibre familial et de transmettre dans des conditions choisies plutôt que subies.
Les dispositifs de transmission anticipée
Plusieurs outils juridiques facilitent la transmission. La donation simple permet de transmettre jusqu’à 100 000 euros par parent et par enfant tous les quinze ans, en franchise de droits. Ce montant se cumule avec les abattements spécifiques (don d’argent de 31 865 euros avant 80 ans pour le donateur). À Rennes, où la valorisation immobilière peut générer des patrimoines conséquents, fractionner les transmissions dans le temps optimise la charge fiscale globale.
Le démembrement de propriété (donation de la nue-propriété avec réserve d’usufruit) permet de transmettre un bien immobilier tout en conservant l’usage ou les revenus locatifs. Cette technique, fréquente en présence d’actifs immobiliers locatifs rennais, réduit les droits de donation (calculés sur la valeur de la nue-propriété seule) et sécurise la transmission.
L’assurance-vie comme outil de transmission
L’assurance-vie bénéficie d’un cadre fiscal privilégié en matière de transmission. Les capitaux transmis au décès du souscripteur profitent d’un abattement de 152 500 euros par bénéficiaire (pour les versements effectués avant 70 ans), avec une taxation réduite au-delà. Cet outil permet de transmettre hors succession, de choisir librement ses bénéficiaires et de protéger un conjoint ou un partenaire.
Anticiper pour sécuriser
Organiser sa transmission ne se limite pas à la fiscalité. Cela implique de clarifier ses intentions, de prévenir les conflits familiaux et d’adapter son patrimoine à ses objectifs. Un testament, une donation-partage ou la rédaction d’une clause bénéficiaire précise en assurance-vie constituent des actes structurants, à envisager dès que le patrimoine atteint une certaine consistance.
Conclusion : passer de l’intention à l’action
Ces cinq résolutions patrimoniales pour 2026 dessinent une feuille de route cohérente pour les particuliers d’organiser leur patrimoine en début d’année. Bilan, optimisation fiscale mesurée, diversification, anticipation retraite et transmission forment un ensemble complémentaire, adaptable à chaque situation individuelle.
À Rennes, où le dynamisme économique cohabite avec une pression immobilière croissante et où les trajectoires professionnelles se diversifient, structurer son patrimoine nécessite une approche globale et anticipative. Ces résolutions ne constituent pas des obligations, mais des orientations pour aborder 2026 avec méthode et sérénité.
Reste l’essentiel : transformer l’intention en action. Chaque situation patrimoniale étant unique, ces principes généraux doivent être adaptés à votre contexte personnel, familial et professionnel. La période actuelle offre une opportunité unique pour structurer durablement vos actifs. Les experts du cabinet Les Hermines vous accompagnent avec rigueur et indépendance pour hiérarchiser vos objectifs et activer les solutions les mieux adaptées. Prenons rendez-vous dès aujourd’hui pour une analyse transversale de votre patrimoine.
FAQ : Questions fréquentes sur les résolutions patrimoniales 2026
À quel moment de l’année faut-il réaliser son bilan patrimonial ?
Le début d’année, en janvier ou février, constitue un moment propice pour dresser un bilan patrimonial complet. Vous disposez des derniers avis d’imposition de l’année précédente et pouvez intégrer les éventuels changements de situation (familiale, professionnelle, fiscale) survenus en fin d’année. Ce timing permet également d’identifier rapidement les actions à mettre en œuvre avant la clôture de l’exercice fiscal en cours.
Faut-il privilégier l’optimisation fiscale ou la performance économique ?
La performance économique doit toujours primer sur l’avantage fiscal. Un placement défiscalisant dont la rentabilité nette (après impôts et frais) s’avère négative ou très faible constitue rarement un bon choix patrimonial. L’optimisation fiscale intervient comme un élément d’arbitrage entre deux placements de qualité comparable, mais ne justifie jamais à elle seule une décision d’investissement. L’équilibre entre rendement, risque, liquidité et fiscalité guide un choix patrimonial cohérent.
Peut-on diversifier son patrimoine sans vendre son bien immobilier ?
Oui, la diversification patrimoniale ne nécessite pas nécessairement de céder un actif immobilier existant. Elle peut se construire progressivement par la réorientation de l’épargne future vers des supports financiers (assurance-vie, PEA, PER) ou par l’utilisation de la capacité d’épargne mensuelle. Si votre patrimoine immobilier est important et que vous disposez de peu de liquidités, l’épargne régulière sur des enveloppes financières permet de rééquilibrer progressivement l’allocation sans bouleverser votre situation existante.
Quelle différence entre une donation et une succession ?
La donation est un acte juridique réalisé de votre vivant, par lequel vous transmettez de manière irrévocable un bien ou une somme à un bénéficiaire. Elle permet d’anticiper la transmission, d’optimiser la fiscalité grâce aux abattements renouvelables tous les quinze ans, et de répartir votre patrimoine selon vos souhaits. La succession intervient au décès et suit les règles légales de dévolution (sauf testament). Anticiper par donation offre plus de maîtrise et d’optimisation fiscale, mais engage définitivement le bien transmis.
À partir de quel montant de patrimoine faut-il se préoccuper de transmission ?
Il n’existe pas de seuil universel, mais dès que votre patrimoine dépasse les abattements fiscaux applicables en ligne directe (100 000 euros par parent et par enfant tous les quinze ans), la question de la transmission mérite attention. Au-delà de ce montant, les droits de succession peuvent atteindre des taux significatifs (jusqu’à 45 % au-delà de 1 805 677 euros en ligne directe). Même avec un patrimoine modeste, organiser la transmission permet de clarifier vos intentions et de prévenir d’éventuels conflits familiaux.




