Chaque année, le même réflexe : on range ses affaires avant les vacances, on ferme les dossiers en cours. Et l’épargne dort. Pourtant, juin est l’une des meilleures fenêtres de l’année pour arbitrer, réorienter ou simplement vérifier que son argent travaille dans la bonne direction.
Le problème ? Sans grille de lecture claire, on reporte à septembre. Et septembre, c’est souvent trop tard pour certains dispositifs fiscaux.
☀️ Que faire de son épargne avant l’été 2026 ? ☀️
La réponse dépend de trois paramètres : votre horizon de placement, votre besoin de liquidité et votre situation fiscale. Pour une épargne de précaution, le Livret A et le LEP restent les supports réglementés de référence, dans la limite de leurs plafonds légaux. Pour un horizon moyen ou long terme, l’assurance-vie, le PER et le PEA offrent des cadres fiscaux distincts, chacun avec ses contraintes et ses risques propres.
Depuis janvier 2026, la DGFiP a confirmé que tous les PER — bancaires et assurantiels — sont soumis au taux de 18,6 % de prélèvements sociaux sur les gains à la sortie. L’assurance-vie reste à 17,2 %.
Pourquoi juin 2026 est un moment charnière pour votre épargne ?
– Une fenêtre de décision avant le ralentissement estival
Le marché de l’épargne suit un rythme. Les conseillers sont disponibles, les marchés financiers sont actifs et les délais administratifs, qu’il s’agisse d’une ouverture d’enveloppe fiscale, d’un transfert de contrat ou d’un versement programmé, peuvent être traités avant la trêve estivale.
En pratique, un versement sur PER effectué en juin vous permet de l’inclure dans votre déclaration fiscale de l’année en cours. Un contrat d’assurance-vie ouvert en juin commence à courir sa durée vers l’avantage fiscal de 8 ans. Ces délais ne sont pas anecdotiques : ils ont une valeur patrimoniale réelle.
– Le contexte de taux et fiscal : les données clés au 5 juin 2026
Le taux du Livret A est fixé à 1,5 % depuis le 1er février 2026, par arrêté gouvernemental sur recommandation de la Banque de France (arrêté du 28 janvier 2026). Une révision est attendue au 1er août 2026. Les données de taux précises doivent être vérifiées au moment de votre décision sur banque-france.fr ou economie.gouv.fr.
Sur le plan fiscal, la LFSS 2026 a créé une contribution financière pour l’autonomie (CFA) de 1,4 point s’ajoutant aux composantes existantes des prélèvements sociaux. Cette contribution porte leur taux à 18,6 % sur certains revenus du capital financier, notamment les gains issus du PEA et, selon la nature juridique du contrat, ceux du PER. L’assurance-vie reste soumise au taux de 17,2 %. Ce changement modifie concrètement les comparaisons entre enveloppes et doit être intégré dans toute analyse patrimoniale menée en 2026.
Livret A, LDDS, LEP : l’épargne réglementée à réévaluer
Définition — Épargne réglementée
Les livrets réglementés (Livret A, LDDS, LEP) sont des produits d’épargne dont le taux, la fiscalité et les plafonds sont fixés par l’État. Les intérêts sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.
– Les taux et plafonds en vigueur au 5 juin 2026
Les trois livrets réglementés principaux ont des caractéristiques distinctes :
- Le Livret A est rémunéré à 1,5 % depuis le 1er février 2026 (source : service-public). Son plafond est de 22 950 euros, hors intérêts capitalisés. Il est disponible pour tous, avec une exonération totale d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.
- Le LDDS (Livret de développement durable et solidaire) est aligné sur le taux du Livret A, soit 1,5 %. Son plafond est de 12 000 euros. Il est réservé aux résidents fiscaux français.
- Le LEP (Livret d’épargne populaire) est rémunéré à 2,5 % depuis le 1er février 2026, bénéficiant d’un coup de pouce discrétionnaire du Gouverneur de la Banque de France, suivi par le ministre de l’Économie (arrêté du 28 janvier 2026). La formule réglementaire stricte aurait abouti à 1,9 % : c’est donc une décision discrétionnaire, et non une règle permanente fixant l’écart à 1 point. Son plafond est de 10 000 euros. Il est réservé aux foyers sous conditions de ressources (source : Legifrance, article L221-13 du Code monétaire et financier).
Rappel : les taux ci-dessus sont susceptibles d’être révisés au 1er août 2026.
– Avantages et limites : pour qui, jusqu’à quel montant ?
Ces livrets présentent des atouts bien réels : disponibilité immédiate des fonds, capital non exposé au risque de marché et fiscalité nulle sur les intérêts.
Mais ils ne font pas tout. Ils ne protègent pas contre l’inflation si leur taux est inférieur à celle-ci. Leurs plafonds sont limités et au-delà, les sommes restent sans enveloppe fiscale. Ils ne constituent pas une stratégie patrimoniale à eux seuls.
L’épargne réglementée est donc adaptée comme réserve de précaution, typiquement 3 à 6 mois de charges courantes, et non comme support d’accumulation patrimoniale à long terme.
Assurance-vie fonds euros : toujours pertinente en 2026 ?
– Le fonds euros : une protection relative, dans un contexte de rendements en légère remontée
Le fonds en euros d’un contrat d’assurance-vie offre une garantie du capital (hors frais de gestion) et une participation aux bénéfices. Ce mécanisme repose sur l’engagement de l’assureur, encadré par le Code des assurances (article L132-27-1) et supervisé par l’ACPR.
Ses avantages sont réels : le capital est garanti par l’assureur (et non par l’État), la fiscalité devient avantageuse après 8 ans de détention avec un abattement annuel de 4 600 euros pour une personne seule et 9 200 euros pour un couple, et le cadre successoral est favorable dans certaines limites.
Ses limites le sont tout autant. La garantie est celle de l’assureur, pas de l’État : sa solidité financière entre en jeu. Les fonds euros ont connu une baisse structurelle de leurs rendements entre 2013 et 2021. Depuis 2022, la remontée des taux d’intérêt a permis une légère revalorisation : le rendement moyen des fonds euros s’établissait autour de 2,65 % en 2025, net de frais de gestion mais avant prélèvements sociaux (17,2 %), selon les données publiées par l’ACPR et France Assureurs. Ces niveaux restent néanmoins inférieurs à ceux observés il y a quinze ans. Les frais d’entrée et de gestion annuels réduisent par ailleurs le rendement net effectif.
Un mécanisme propre aux fonds euros mérite d’être signalé : les intérêts crédités font l’objet d’un prélèvement à la source annuel des prélèvements sociaux au 31 décembre de chaque année. Ce fonctionnement est très différent des unités de compte ou du PEA, où les prélèvements sociaux ne sont dus qu’au moment du retrait. Il impacte l’effet de capitalisation sur le long terme.
Depuis le 1er janvier 2026, les prélèvements sociaux applicables à l’assurance-vie restent fixés à 17,2 % (l’assurance-vie est exclue de la hausse à 18,6 % introduite par la LFSS 2026). Sur le seul plan des prélèvements sociaux, l’assurance-vie présente donc un avantage par rapport au PEA. Cet avantage doit toutefois être pondéré par l’abattement plafonné de l’assurance-vie au-delà de 8 ans (4 600 ou 9 200 euros), contre une exonération totale d’impôt sur le revenu sur le PEA après 5 ans, quelle que soit la plus-value réalisée. La comparaison entre les deux enveloppes ne peut donc se résumer aux seuls prélèvements sociaux.
– Les unités de compte : diversification possible, mais risque accru
Les unités de compte permettent d’investir dans des supports variés (SCPI, actions, obligations, ETF) au sein de l’assurance-vie. Elles offrent un potentiel de valorisation supérieur aux fonds euros, mais le capital n’est pas garanti et sa valeur fluctue en fonction des marchés.
La diversification entre fonds euros et unités de compte peut contribuer à répartir certains risques, mais elle ne supprime ni le risque de perte en capital ni tous les risques liés à l’investissement.
Risques et points de vigilance sur l’assurance-vie :
- Risque de perte en capital sur les unités de compte
- Risque de liquidité : en cas de besoin urgent, un rachat partiel peut prendre plusieurs jours et déclencher une fiscalité
- Risque de contrepartie : la garantie du fonds euros dépend de la solidité financière de l’assureur
- Risque fiscal : les règles fiscales peuvent évoluer, les avantages actuels résultant du droit en vigueur à la date de rédaction
- Horizon requis : l’assurance-vie est pertinente sur un horizon d’au moins 8 ans pour bénéficier pleinement de son cadre fiscal
- Mécanisme des prélèvements sociaux sur fonds euros : prélevés chaque année au 31 décembre sur les intérêts crédités, et non à la sortie
PER : une décision à préparer avant la fin d’année, mais à anticiper dès juin
– Pourquoi agir en juin plutôt qu’en décembre
Le Plan d’épargne retraite individuel, créé par la loi PACTE de 2019, permet de déduire les versements volontaires du revenu imposable dans la limite d’un plafond annuel. Ce plafond correspond au plus élevé entre 10 % des revenus professionnels nets de l’année précédente (plafonnés à 8 fois le PASS) ou 10 % du PASS de l’année en cours (source : BOFIP, BOI-IR-BASE-20-50). La valeur du PASS évolue chaque année : pour calibrer précisément vos plafonds de déduction applicables en 2026, il convient de consulter la valeur actualisée sur bofip.impots.gouv.fr ou auprès de votre conseiller.
Le délai fiscal court jusqu’au 31 décembre, mais agir dès juin présente des avantages concrets. Cela permet d’étaler les versements sur les mois restants plutôt que de concentrer une décision importante en fin d’année, d’évaluer sereinement votre capacité de versement annuelle et de vérifier l’utilisation des plafonds non utilisés — reportables sur 3 ans pour les plafonds générés avant 2026, et sur 5 ans pour les plafonds générés à partir de 2026, en application de la loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026, art. 9 modifiant l’art. 163 quatervicies du CGI). Les décisions de décembre se prennent souvent dans la précipitation : celles de juin se prennent avec méthode.
– Fiscalité à la sortie du PER : des distinctions essentielles en 2026
La DGFiP a confirmé en janvier 2026 que tous les PER sont concernés par la hausse, sans distinction entre PER bancaire et PER assurantiel. Les deux types de PER supportent donc 18,6 % de prélèvements sociaux sur les gains à la sortie en capital. Seules les rentes viagères restent à 10,1 %, relevant du régime des revenus de remplacement
– PER individuel et PER d’entreprise : ce qui change
| Critère | PER individuel | PER collectif ou obligatoire |
|---|---|---|
| Souscription | Libre, à titre personnel | Via l’employeur |
| Versements volontaires | Oui | Oui |
| Abondement employeur | Non | Possible |
| Déductibilité | Sur revenus personnels | Sur salaire brut |
| Déblocage anticipé | Cas limitatifs (achat résidence principale, accidents de la vie — liste non exhaustive) | Identique |
Point de vigilance : Versements après 70 ans. La loi de finances pour 2026 a supprimé la déductibilité des versements volontaires sur le PER à compter du 70e anniversaire du titulaire. Pour les clients proches de cet âge, l’anticipation des versements avant 70 ans est une priorité.
PEA : faut-il investir en bourse avant l’été ?
– L’intérêt du PEA sur le long terme
Le Plan d’épargne en actions permet d’investir en actions européennes dans un cadre fiscal avantageux. Après 5 ans de détention, les gains réalisés sont exonérés d’impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux restent dus lors du retrait, au taux de 18,6 % depuis le 1er janvier 2026 (LFSS 2026, loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025), contre 17,2 % auparavant.
Un point de vigilance spécifique mérite d’être souligné pour les détenteurs d’un PEA ancien : le taux de 18,6 % s’applique à l’ensemble des gains présents au moment du retrait, y compris les plus-values accumulées avant 2026. Ce mécanisme peut augmenter sensiblement la charge fiscale effective pour les PEA chargés de plus-values latentes importantes, notamment pour les clients proches de la retraite ou envisageant une clôture en 2026.
Concernant les plafonds, le PEA classique est plafonné à 150 000 euros de versements et le PEA-PME à 225 000 euros. Ces deux plafonds ne sont pas cumulables indépendamment : la somme totale des versements sur PEA classique et PEA-PME ne peut dépasser 225 000 euros par personne (source : Service-public ). Autrement dit, une personne ayant versé 150 000 euros sur son PEA classique ne peut verser que 75 000 euros supplémentaires sur un PEA-PME, et non 225 000 euros additionnels.
Ouvrir ou alimenter un PEA avant l’été présente un intérêt concret : faire courir l’antériorité fiscale dès maintenant, bénéficier d’un horizon long pour lisser la volatilité et mettre en place des versements réguliers pour lisser le point d’entrée dans le temps.
– Les biais saisonniers : mythe ou réalité ?
L’adage « Sell in May and go away » est souvent cité dans la presse financière, mais les données historiques ne valident pas systématiquement cette stratégie. Les marchés sont influencés par des facteurs macroéconomiques complexes, et tenter de prédire les performances saisonnières relève de la spéculation et non de la gestion patrimoniale. Ce qui compte pour un investisseur de long terme, c’est la régularité des versements, pas la recherche du timing parfait.
Quel support selon votre profil ? Tableau comparatif
| Support | Horizon | Risque capital | Liquidité | Avantage fiscal clé | Prélèvements sociaux | Pour qui ? |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Livret A / LEP | Court terme | Nul | Immédiate | Exonération totale (IR + PS) | 0 % | Épargne de précaution |
| Fonds euros (AV) | Moyen terme | Faible (garanti assureur) | Sous délai | Abattement IR après 8 ans | 17,2 % — prélevés chaque année au 31/12 sur les intérêts (*) | Profil prudent, transmission |
| Unités de compte (AV) | Long terme | Modéré à élevé | Sous délai | Abattement IR après 8 ans | 17,2 % — prélevés à la sortie | Profil équilibré à dynamique |
| PER | Très long terme | Variable | Bloqué sauf cas | Déduction IR à l’entrée | 18,6 % sur gains à la sortie (PER bancaire) / à confirmer pour PER assurantiel / 10,1 % sur les rentes (**) | Profil avec TMI élevé |
| PEA | Long terme (5 ans min.) | Élevé | Après 5 ans | Exonération IR sur gains après 5 ans | 18,6 % (LFSS 2026) — prélevés à la sortie, sur l’ensemble des gains y compris antérieurs à 2026 | Investisseur actions long terme |
(*) Les intérêts des fonds euros font l’objet d’un prélèvement à la source annuel des prélèvements sociaux au 31 décembre, à la différence des unités de compte et du PEA où les prélèvements sociaux ne sont dus qu’à la sortie. Ce mécanisme impacte l’effet de capitalisation sur le long terme.
(**) Le traitement fiscal du PER assurantiel à 18,6 %. Les rentes viagères issues d’un PER relèvent du régime des revenus de remplacement et restent soumises au taux de 10,1 %, non concerné par la LFSS 2026.
Ce tableau est fourni à titre illustratif et pédagogique. Il ne constitue pas une recommandation personnalisée. Les taux de prélèvements sociaux mentionnés sont ceux en vigueur au 5 juin 2026 et peuvent évoluer.
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Les 5 erreurs fréquentes à éviter avant l’été
La première erreur consiste à laisser dormir de l’épargne au-delà du plafond des livrets réglementés sans l’affecter à une enveloppe fiscale adaptée.
La deuxième est de confondre « placement sécurisé » et « placement sans risque » : même un fonds euros porte un risque de contrepartie, et aucun support d’investissement n’est exempt de tout risque.
La troisième erreur, souvent méconnue, est d’ignorer les plafonds non utilisés du PER. Les droits des trois années précédentes sont reportables et représentent parfois une capacité de déduction significative.
La quatrième erreur est d’ouvrir un PEA sans horizon clair. Sans au moins 5 ans de conviction et de stabilité financière, l’avantage fiscal disparaît en cas de retrait anticipé. Il convient également de ne pas confondre l’exonération d’impôt sur le revenu acquise après 5 ans avec une exonération totale : les prélèvements sociaux à 18,6 % depuis la LFSS 2026 restent dus lors du retrait, et s’appliquent à l’ensemble des gains accumulés, y compris ceux constitués avant 2026.
La cinquième, enfin, est de décider seul une allocation importante sans avoir analysé sa situation fiscale globale : taux marginal d’imposition, plus-values latentes, besoins de liquidité et objectifs de transmission. L’environnement fiscal a significativement changé en 2026 et certains arbitrages qui paraissaient évidents l’an dernier méritent d’être reconsidérés à la lumière de la LFSS 2026.
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Conclusion : agir avant l’été, oui, mais avec méthode
Juin 2026 offre une vraie fenêtre de décision : les dispositifs sont ouverts, les marchés actifs, les conseillers disponibles. Mais la bonne décision pour votre épargne dépend avant tout de votre situation personnelle, fiscale, familiale, professionnelle et patrimoniale.
Le Livret A (1,5 %) et le LEP (2,5 %) sécurisent votre réserve de précaution, avec une révision possible au 1er août 2026. L’assurance-vie, dont les prélèvements sociaux restent à 17,2 %, structure votre épargne de moyen terme et prépare votre transmission, avec un mécanisme de prélèvement annuel sur les intérêts du fonds euros à bien intégrer dans votre calcul. Le PER optimise votre fiscalité actuelle tout en préparant votre retraite, à condition que votre taux marginal d’imposition aujourd’hui soit supérieur à celui attendu à la retraite. Le PEA construit un portefeuille actions sur le long terme, avec une exonération d’impôt sur le revenu après 5 ans mais des prélèvements sociaux à 18,6 % depuis la LFSS 2026, applicables à l’ensemble des gains y compris antérieurs à cette date.
Aucun de ces supports n’est universellement supérieur aux autres et leur pertinence dépend entièrement de votre profil. Agir en juin, c’est éviter la précipitation de fin d’année et s’accorder le temps d’une décision réfléchie.
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FAQ
Quel est le meilleur placement pour l’été 2026 ?
Le choix dépend de votre horizon, de votre tolérance au risque et de votre situation fiscale. À court terme et pour une réserve disponible, le Livret A (1,5 % depuis le 1er février 2026) ou le LEP (2,5 %, sous conditions de ressources) restent des références réglementées, avec une révision des taux attendue au 1er août 2026. Pour un horizon moyen ou long terme, l’assurance-vie, le PER et le PEA offrent des cadres fiscaux distincts, modifiés en partie par la LFSS 2026. Chaque situation mérite une analyse personnalisée.
Faut-il vider son Livret A avant l’été ?
Pas nécessairement. Le Livret A reste adapté à l’épargne de précaution grâce à sa disponibilité immédiate et son exonération fiscale totale (IR et prélèvements sociaux). En revanche, si vos livrets réglementés sont saturés au-delà des plafonds légaux ou si vous n’avez pas de projet de dépense imminent, l’excédent peut être orienté vers des enveloppes à vocation patrimoniale selon votre profil et après une analyse personnalisée. À noter qu’une révision des taux des livrets est attendue au 1er août 2026.
Est-ce le bon moment pour ouvrir un PEA avant l’été 2026 ?
L’ouverture d’un PEA est pertinente dès lors que vous disposez d’un horizon d’au moins 5 ans et d’une tolérance au risque adaptée aux marchés actions. Le principal avantage d’ouvrir maintenant est de faire courir l’antériorité fiscale vers l’exonération d’impôt sur le revenu après 5 ans. Attention cependant : les prélèvements sociaux restent dus lors du retrait, au taux de 18,6 % depuis la LFSS 2026, et s’appliquent à l’ensemble des gains accumulés au moment du retrait, quelle que soit leur année de constitution. Le capital investi n’est par ailleurs pas garanti et peut perdre de la valeur.
Le PER est-il intéressant si je suis peu imposé ?
Le PER est fiscalement le plus avantageux pour les contribuables avec un taux marginal d’imposition de 30 % ou plus, car la déduction à l’entrée génère une économie proportionnelle au taux marginal. Pour un foyer peu imposé, l’avantage à l’entrée peut être faible, tandis que la fiscalité à la sortie dépend du niveau de revenus à la retraite. En 2026, il convient également de distinguer la nature juridique du PER détenu : pour un PER bancaire, les prélèvements sociaux sur les produits à la sortie s’élèvent à 18,6 % ; pour un PER assurantiel, la position fiscale est en attente de clarification du BOFiP. Une simulation personnalisée est indispensable avant tout versement significatif.
Quelle est la différence entre un fonds euros et des unités de compte en assurance-vie ?
Le fonds en euros est un support à capital garanti par l’assureur (et non par l’État), qui génère des intérêts annuels. Le rendement moyen des fonds euros s’établissait autour de 2,65 % en 2025, net de frais de gestion mais avant prélèvements sociaux de 17,2 %, selon l’ACPR et France Assureurs. À noter que ces prélèvements sociaux sont prélevés chaque année au 31 décembre sur les intérêts crédités, ce qui réduit l’effet de capitalisation. Les unités de compte sont des supports investis sur les marchés dont la valeur fluctue : elles offrent un potentiel de valorisation supérieur mais sans aucune garantie du capital. Les prélèvements sociaux sur les unités de compte ne sont dus qu’à la sortie du contrat.
Quelle est la règle de plafond entre PEA classique et PEA-PME ?
Le PEA classique est plafonné à 150 000 euros de versements et le PEA-PME à 225 000 euros. Ces deux plafonds ne sont pas cumulables indépendamment : la somme totale des versements sur PEA classique et PEA-PME ne peut dépasser 225 000 euros par personne. Autrement dit, une personne ayant versé 150 000 euros sur son PEA classique ne peut verser que 75 000 euros supplémentaires sur un PEA-PME, et non 225 000 euros additionnels.
Ce contenu est fourni à titre purement informatif. Il ne constitue pas un conseil en investissement, une recommandation personnalisée, ni une proposition de souscription à un produit financier ou immobilier. Tout investissement comporte des risques, notamment de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.





